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Les arracheurs de dents - Page 5

  • Paris comme un centre d’affaires

    L'étude comparée a révélé qu'il n'existe aucune ville mondiale sans une place financière de premier rang. Dans la plupart de ces villes, le poids du PIB des services financiers dépasse 30 % du PIB primaire. A New York ou à Londres, le poids des services financiers atteint même la moitié du PIB primaire. L'importance d'avoir une place financière de rang mondial est illustrée par les stratégies volontaristes des villes mondiales émergentes ou anciennement émergentes. A cet égard, Singapour, Hong Kong, Dubaï, Shanghai ou encore Mumbai ont toutes fortement souhaité construire un centre financier international de premier rang. Parallèlement à l'importance des services financiers, la présence d'un centre d'affaires de rang mondial accueillant des sièges sociaux est cruciale. Une place financière et un centre d'affaires de rangs mondiaux se renforcent mutuellement, les sièges sociaux étant attirés par l'offre de services financiers, et l'attractivité des services financiers étant renforcée par la présence de services aux entreprises et de clients pour la Banque de Financement et d'Investissement. D'ailleurs, Singapour, Hong Kong et Dubaï ont fortement lié le développement de leur centre financier international au développement de leur fonction d'accueil de sièges sociaux. Les services financiers jouent un rôle essentiel dans l'économie francilienne aussi bien en termes de création de richesses que d'emplois. Au cours de la dernière décennie, la place financière parisienne a été déclassée. Elle a pourtant de nombreux atouts et peut s'appuyer sur certains segments où elle est particulièrement compétitive. Représentant 25 % du PIB primaire francilien, les services financiers sont les premiers contributeurs au PIB primaire de Paris Ile-de-France. Le secteur représente ainsi 6% de l'emploi francilien, soit 335 000 employés, et la place financière en tant que telle (Banque de Financement et d'Investissement et Gestion d'Actifs) emploie 85 000 personnes hautement qualifiées et fortement rémunérées. Le développement d'une place financière compétitive permet de bénéficier d'un "effet de place" et d'une "prime au premier" amplifiant la création de richesse. En effet, la concentration des activités financières et des acteurs au sein d'une place financière leader permet de créer un écart significatif avec les places financières suivantes, et par conséquent de cumuler les avantages comparatifs. A titre d'exemple, la place financière londonienne a réussi à concentrer plus de 40% du marché des changes et près de 50 % de l'activité des dérivés taux, ce qui lui garantit la mainmise mondiale sur ces deux segments.

  • Légèrement vôtre

    Il existe bien des manières de réaliser le rêve d'Icare. Mais il n'en existe qu'une seule, à ma connaissance, qui repose sur le principe du plus léger que l'air : c'est le vol en montgolfière. Récemment, j'ai testé cette étrange façon de voler près de Bondues, et je dois admettre que l'expérience est assez impressionnante. C'était pourtant loin d'être mon premier vol : entre le boulot et les vacances, j'ai parfois l'impression de passer mon temps à voler. Mais habituellement, c'est à bord d'un avion : et ça change tout ! Car une virée en montgolfière est d'une nature très différente. Jusqu'ici, j'étais habitué à détailler la vue depuis l'intérieur de la cabine, au travers d'un épais hublot. En montgolfière, c'est très différent, puisqu'il n'y a pas de protection entre la vue et soi-même. Dans une montgolfière, on perçoit le panorama sans filtre. On est un peu accoudé sur la nacelle comme on pourrait l'être à un balcon, sauf que ce dernier se meut au fil du vent. En un mot : c'est magnifique. On ne peut pas choisir la direction où l'on veut aller, mais on peut changer l'altitude, histoire de varier les plaisirs. Ce que ne manque pas de faire le pilote, évidemment. Chaque fois qu'il descend à quelques mètres du sol, on peut entendre le bruit en bas, observer chaque détail des arbres et des routes ; puis, lorsqu'on s'éloigne peu à peu du sol pour s'élever dans les airs, le remue-ménage humain se réduit soudain à un simple spectacle muet, comme si l'on avait actionné le bouton Mute de la télécommande. Magique. Vous l'aurez compris, je me laisserais bien retenter par un second vol. C'est d'autant plus étonnant que m épouse m'a tanné pour que je vienne avec elle pour faire le premier. Comme quoi, il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis : et je ne suis pas idiot ! Quoi qu'il en soit, s'il vous vient l'idée de faire un vol en montgolfière, sachez que celui-ci est extrêmement dépendant des conditions météos : il est donc fréquent qu'il soit reporté dès que celles-ci ne sont pas optimales. Mais encore une fois, c'est une expérience palpitante à vivre. Et puis, quelques reports, ça ne fait finalement que faire monter la hype ! ;-) Voilà le site par lequel nous sommes passés, si vous habitez du côté de Bondues ! Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de cette activité de ce vol en montgolfière à Bondues Lille.

  • May pourrait perdre les élections

    À huit jours des législatives au Royaume-Uni, la première ministre Theresa May a brillé par son absence au grand débat électoral où elle a été critiquée de toutes parts, alors qu'elle traverse déjà une passe difficile. «Un signe de faiblesse», selon Jeremy Corbyn, le leader de l'opposition travailliste. «Un acte de lâcheté extrême», a même glissé la chef des Verts, Caroline Lucas: Mme May a dû avoir les oreilles qui sifflaient lors de ce grand rendez-vous cathodique réunissant les leaders des sept principaux partis. Représentée par sa ministre de l'Intérieur, Amber Rudd, la première ministre a raté l'occasion de répondre directement aux nombreuses attaques frontales, devant des millions de téléspectateurs branchés sur la BBC. Plus tôt mercredi, Mme May, qui avait prévenu dès l'annonce du scrutin qu'elle ne participerait à aucun débat, a seulement expliqué qu'elle préférait échanger avec des électeurs que «se chamailler avec d'autres leaders de parti». Sans convaincre. «Elle a convoqué ces législatives anticipées pour son propre bénéfice et celui du Parti conservateur et elle est trop effrayée pour débattre avec nous», a persiflé le leader du parti libéral-démocrate, Tim Farron. La séquence tombe à un moment déjà délicat pour Mme May et son parti. Lorsqu'elle a convoquée en avril ce scrutin anticipé, un raz-de-marée était promis aux Tories. Avec vingt points d'avance sur le Labour dans les sondages, ils avaient largement de quoi remplir l'objectif annoncé: muscler leur majorité au Parlement, actuellement de 17 sièges, afin d'avoir les coudées franches pour négocier le Brexit. Mais la campagne a depuis été marquée par plusieurs trous d'air. Il y a eu d'abord la présentation du programme des Tories qui s'est soldée par une polémique, désastreuse en termes d'image, sur un projet controversé de réforme des aides sociales aux personnes âgées. Dans le sillage de ce fiasco, les critiques ont rejailli de plus belle sur les coupes budgétaires imposées par le gouvernement conservateur dans les services publics depuis 2010, le parti europhobe Ukip l'accusant même d'être en partie responsable de l'attentat de Manchester qui a fait 22 morts le 22 mai. Symbole de la tempête essuyée par Mme May: Liar Liar, une chanson l'accusant d'aligner les mensonges, fait un carton depuis cinq jours au Royaume-Uni au point d'être en course pour terminer la semaine en tête des ventes. Ces difficultés se traduisent dans les sondages par un resserrement entre les conservateurs et le Labour. Selon une enquête ITV-Survation publiée mardi, le parti de Mme May (43%) ne dispose plus que de six points d'avance sur le Labour (37%). D'après des projections réalisées par l'institut YouGov et publiées mercredi par le quotidien The Times, les conservateurs pourraient même perdre 20 sièges, tandis que les travaillistes en gagneraient une trentaine. Les conservateurs resteraient certes la première force au Parlement, mais un tel résultat les priverait de la majorité. Le Times prévient toutefois que ces projections, réalisées en l'espace d'une semaine auprès de 50 000 personnes, comportent une «forte marge d'erreur», un autre scénario évoquant par exemple une nette victoire des Tories. À défaut de donner avec certitude le nom du vainqueur, cette enquête souligne à quel point l'écrasante victoire des Tories semble loin d'être acquise et explique, selon certains observateurs, le récent durcissement du ton de Theresa May à l'égard de Jeremy Corbyn. En déplacement à Wolverhampton mardi, Mme May a douté de la capacité de Jeremy Corbyn à affronter les difficiles négociations sur le Brexit, déclarant que s'il devenait Premier ministre, il se retrouverait «tout seul et tout nu dans la salle de négociations de l'Union européenne». L'intéressé a réagi lors d'une conférence de presse à Londres en jugeant ces propos «totalement déplacés», et riposté en accusant Theresa May de vouloir engager un rapport de force avec Bruxelles susceptible de coûter cher au Royaume-Uni.