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Les arracheurs de dents - Page 5

  • Protocole d'une visite d'Etat

    Le président Raul Castro est en France pour une visite d'État de cinq jours. Grade maximal de l'échelle protocolaire, la visite d'État se veut un signe d'entente entre deux pays et engendre un dispositif réglé au millimètre. Le président cubain Raul Castro est en France pour une visite d'État jusqu'au 3 février. Il s'agit du premier déplacement du chef d'État dans l'Union européenne depuis son arrivée au pouvoir en 2006 et de la première visite à Paris d'un chef d'Etat cubain depuis 21 ans, précise l'Élysée. Le palais présidentiel présente cette venue comme «un témoignage particulier d'amitié et de considération» à l'égard de la France. Une symbolique effectivement importante dans le cadre d'une visite d'État, rendez-vous diplomatique au protocole très défini. Retour sur les éléments qui marquent ce type de rendez-vous. Comme le rappelle le ministère des Affaires étrangères, le Protocole français distingue quatre types de visites: les visites d'État, les visites officielles, les visites de travail et les visites privées. «De cette classification découleront l'organisation de la visite et le type d'honneurs qui seront rendus au visiteur étranger», précise le Quai d'Orsay. La visite d'État est la plus importante dans la hiérarchie protocolaire. Elle se veut le symbole de l'amitié entre les deux chefs d'État et leurs pays respectifs. Seules trois à cinq visites de ce type sont organisées chaque année. En 2015, la France a ainsi reçu le président tunisien Beïji Caïd Essebsi, le président mexicain Enrique Peña Nieto, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, et le roi d'Espagne Felipe VI, qui a écourté son premier séjour après le crash de l'A320 de la Germanwings dans les Alpes françaises mais est revenu dans le cadre de cette visite d'État. En 2014, la reine d'Angleterre Élizabeth II ou encore le président chinois Xi Jinping avaient également reçu cet honneur. Une visite d'Etat ne s'effectue qu'entre chefs d'Etat, à la différence des visites officielles qui peuvent impliquer des chefs de gouvernement, ministres ou encore des diplomates. Le chef d'État reçu en visite d'État a, au préalable, été invité par son homologue. La visite est ensuite organisée d'un commun accord. Des visites de repérage ont lieu avant la visite afin de fixer précisément son déroulé. La reine d'Angleterre Elizabeth II passe en revue les troupes françaises lors de la cérémonie d'accueil officiel qui lui est consacrée e, 2014. Chaque visite d'État débute, après l'arrivée en France du chef d'État invité, par une cérémonie d'accueil marquée par son caractère militaire. À ce moment-là, l'invité passe en revue les troupes françaises et reçoit les honneurs militaires. Généralement organisée aux Invalides, elle peut également avoir lieu à l'Arc de Triomphe. Ce sera le cas pour Raul Castro, comme cela l'avait été avec la reine d'Angleterre en 2014, où une gerbe avait été déposée sur la tombe du soldat inconnu à l'occasion du 70e anniversaire du Débarquement. Des cérémonies d'accueil similaires peuvent être organisées lors de visites officielles. Dans le cas d'une visite d'État, cette cérémonie se tient cependant la plupart du temps en présence du président de la République. À ces occasions, l'avenue des Champs-Élysées est ornée du drapeau du pays du chef d'État invité. Certains éléments figurent au programme de toute visite d'État, comme le rappelle France Info. C'est le cas de l'entretien avec le président de la République, à l'Élysée, généralement avant le dîner d'État; de l'entretien avec le premier ministre à Matignon; d'une réception à l'Hôtel de Ville de Paris en présence du maire de la ville. Une visite à l'Assemblée nationale ou au Sénat est également de mise, suivie d'un discours devant les députés. Ce dernier n'est toutefois pas absolument obligatoire, certains chefs d'État dérogeant à ce rendez-vous.

  • L'Iran du futur

    Dernièrement, j'ai assisté à un séminaire économique à Edimbourg où un intervenant tentait de dresser un portrait de ce que serait l'Iran dans quelques années, en 2025. Les propos qu'il tenait étaient très intéressants, car ils mettaient en évidence la mutation considérable qui attend le pays. Ayant connu l’une des baisses du taux de fécondité les plus rapides de l’histoire (de plus de 6 enfants par femme en 1985 à moins de 2 aujourd’hui), la population de l’Iran est vouée, d’ici à 2025, à vivre des changements spectaculaires. Au cours de la décennie à venir, l’excédent démographique d’une jeunesse politiquement instable et très demandeuse d’emplois va largement se résorber, laissant place à une population plus âgée et à des taux de croissance de la population active comparables à ceux des Etats-Unis et de la Chine : près de 1 % par an. Dans ce laps de temps, la population en âge de travailler va s’accroître, ce qui multipliera les opportunités d’épargne, l’augmentation du niveau d’éducation des enfants et, par la suite, le transfert des activités et des emplois vers des secteurs d’activité plus techniques afin de rehausser les niveaux de vie. La capacité de l’Iran à profiter de cet avantage démographique dépend grandement des dirigeants politiques du pays. Deux quasi-certitudes démographiques sont cependant d’ores et déjà perceptibles : d’abord, malgré un taux de fécondité faible, la population iranienne passera de 66 à 77 millions d’habitants d’ici à 2025. Ensuite, à cette date, de nouvelles couches de population jeune seront en croissance, mais parmi elles, les individus de 15 à 24 ans ne constitueront qu’à peine un sixième du groupe de ceux qui sont en âge de travailler, contre un tiers aujourd’hui. Cette évolution a deux conséquences possibles. Elle peut entraîner la résurgence d’une ligne politique révolutionnaire. Ou alors, dans l’Iran plus instruit et plus développé de 2025, les jeunes adultes trouveront plus attirant de faire carrière et de consommer que de participer à des politiques extrémistes. Une seule donnée en tout cas est sûre concernant le futur de l’Iran: sa société sera démographiquement plus mûre que dans le passé et elle sera grandement différente de celle des pays voisins. J'ai bien apprécié cette tentative de prospection, de même que l'organisation globale de ce séminaire à Edimbourg. D'ailleurs, je vous mets en lien l'agence qui s'en est occupée. Ils ont fait un excellent boulot, ce qui n'est pas toujours le cas dans ce type d'événement.

  • Se faire rembourser par le fisc

    Les non-résidents ayant payé trop d'impôts ont le droit d'en demander le remboursement. Bercy a annoncé la procédure, coupant l'herbe sous le pied aux avocats qui voulaient engager une action collective fort coûteuse pour les particuliers. On le sait, la France va devoir rembourser les non-résidents qui ont payé trop d'impôts. Pourquoi? Parce que l'État a demandé à ceux qui détiennent des biens immobiliers en France de verser 15,5 % de prélèvements sociaux sur leurs revenus fonciers ou leurs plus-values immobilières à partir de 2012. Mais ce n'est pas justifié. C'est ce qu'ont estimé la Cour de justice de l'Union européenne, en février 2015, puis le Conseil d'État, en juillet. En effet, les prélèvements sociaux (CSG, CRDS…), sont considérés comme des cotisations aux régimes sociaux français. Les particuliers qui ne sont pas affiliés à la sécurité sociale française mais le sont dans un autre pays de l'Union européenne n'ont pas à participer à son financement. Mais pour se faire rembourser, il faut le demander. Bercy a indiqué mardi la marche à suivre: déposer la réclamation au service des impôts, ou sur le site impots.gouv.fr, rubrique «Réclamer», ou encore par courrier, avec les justificatifs. Voilà qui devrait couper l'herbe sous le pied de certains avocats, qui ont organisé une action collective contre l'administration fiscale, en facturant au prix fort l'aide apportée aux non-résidents. «Nous avons mis en place action-csgcrds.com, un site dédié à la restitution de la CSG et de la CRDS », explique ainsi Me Assous dans un communiqué précisant que l'inscription est gratuite. L'inscription peut-être, mais c'est tout! Sur le site, il est clairement précisé qu'«en cas de succès une commission forfaitaire de 30 % sera prélevée sur les sommes récupérées». Et les «conseillers en gestion de patrimoine, notaires, banquiers qui permettent à leurs clients de s'inscrire sur le site» peuvent espérer, eux, «une rétrocession» susceptible d'atteindre «10 % des sommes recouvrées»