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Les arracheurs de dents - Page 3

  • En Fouga Magister

    On ne vit qu'une fois. J'ai fait mien cet adage il y a deux, et j'essaie depuis de vivre ma vie en fonction. Voilà pourquoi, samedi dernier, j'ai réalisé un vieux rêve : j'ai piloté un vol en avion de chasse. Ce vol unique en son genre a eu lieu à Aix, où je peux vous dire que j'ai eu mon content de sensations annuel en à peine 30 minutes ! Je sais que c'est très court, une demi-heure au regard d'une vie entière. Mais à mon sens, certaines minutes ont davantage de valeur que les autres. Et celles que j'ai passées là-haut étaient inestimables ! Ce jour-là, je me suis rendu à l'aéroport très détendu, en pensant que j'étais bien préparé. Il faut dire que j'avais déjà fait un tour en ULM sous des conditions météos franchement moyennes : je croyais donc que je n'avais rien à craindre. Mais j'avais un peu sous-estimé la chose. Et je l'ai vite compris dès le décollage ! S'il fallait comparer ces deux baptêmes, je dirais que le vol en ULM, c'est une assiette de purée sans sel ni poivre ; le vol en avion de chasse serait plutôt quant à lui un poulet tikka masala dans lequel le cuisinier aurait laisser tomber tout son stock d'épices. Vous voyez le genre ? Une fois lancé, les sensations sont tellement étranges qu'on a un peu la sensation de ne faire qu'un avec l'avion. Et ce n'est pourtant que la première partie du vol, le temps de s'habituer ! Juste après ça commence la voltige. Comment décrire ça ? Pendant toute la durée de la voltige, j'ai été paralysé. Physiquement paralysé. Du fait de la pression, mes bras étaient en effet en plomb. A chaque virage un peu serré, je devais même me contracter au maximum, rien que pour ne pas perdre conscience ! Pour couronner le tout, le pilote m'a expliqué dans les dernières minutes comment manier l'appareil, puis m'a subitement laissé piloter. Ce n'était pas prévu au programme, mais voilà que j'étais aux commandes d'un avion de chasse ! Aujourd'hui encore, je n'en reviens toujours pas. Mais je ne suis pas près d'oublier cette aventure extraordinaire. Si vous avez le budget qui va avec, je vous recommande de la vivre. D'ailleurs, je vous mets un lien vers le site par lequel je suis passé pour mon vol à Aix. Et si vous hésitez, souvenez-vous toujours de ceci : on ne vit qu'une fois ! Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de cette activité de baptême de l'air en avion de chasse Fouga Magister.

  • Stabilisation des exportations françaises en 2016

    Les exportations françaises de biens se stabilisent à 453 milliards d’euros en 2016 (- 0,6 %), après un rebond important en 2015. Les importations de biens atteignent 501,1 milliards d’euros (+ 0,1 %). Ces évolutions s’inscrivent dans un contexte de ralentissement du commerce mondial en 2016, +1,9 % en volume, après +2,7 % en 2015 selon le FMI. Ainsi, la France maintient sa part de marché à l’exportation en 2016 : elle s’établit à 3,3 % pour les biens au 1er semestre 2016, contre 3,1 % sur l’année 2015. Les exportations françaises se concentrent dans les secteurs à forte valeur ajoutée. Quatre secteurs sont à l’origine de deux tiers des exportations : matériels de transport (24 % du total), équipements mécaniques, matériels électriques, électroniques et informatiques (19,2 %), produits chimiques, parfums et cosmétiques (11,7 %) et produits des industries agroalimentaires (10 %). Des facteurs sectoriels transitoires ont affecté le dynamisme des exportations françaises en 2016, au premier rang desquels figure la baisse importante des exportations des produits agricoles (-8,9 % en 2016, contre + 6,6 % en 2015), qui fait suite à une récolte céréalière historiquement faible et à de mauvaises conditions météorologiques. De plus, après avoir connu une croissance importante en 2015 (+11,3 %), les exportations aéronautiques se stabilisent en 2016 (+0,1 %) en raison des retards pris dans les livraisons d’avions. Les ventes du secteur se maintiennent toutefois au niveau record atteint en 2015 (58,1 milliards d’euros) et représentent 13,1 % des exportations françaises en 2016. Les exportations françaises ont également été marquées par une nouvelle contraction des exportations de produits pétroliers raffinés et des hydrocarbures, ainsi que par le recul des ventes de biens intermédiaires (produits métallurgiques, produits chimiques de base) résultant du faible dynamisme de la demande européenne. À l’inverse, les ventes à l’étranger de l’industrie automobile affichent une évolution positive. En hausse pour la troisième année consécutive, elles connaissent une croissance de +3,9 % en 2016. L’amélioration récente de la compétitivité des usines de production en France peut constituer un facteur explicatif de la bonne tenue du secteur. De plus, tirées par l’industrie du luxe, les ventes de l’industrie du textile, habillement, cuir et chaussures progressent de 4,2 % en 2016.

  • Paris comme un centre d’affaires

    L'étude comparée a révélé qu'il n'existe aucune ville mondiale sans une place financière de premier rang. Dans la plupart de ces villes, le poids du PIB des services financiers dépasse 30 % du PIB primaire. A New York ou à Londres, le poids des services financiers atteint même la moitié du PIB primaire. L'importance d'avoir une place financière de rang mondial est illustrée par les stratégies volontaristes des villes mondiales émergentes ou anciennement émergentes. A cet égard, Singapour, Hong Kong, Dubaï, Shanghai ou encore Mumbai ont toutes fortement souhaité construire un centre financier international de premier rang. Parallèlement à l'importance des services financiers, la présence d'un centre d'affaires de rang mondial accueillant des sièges sociaux est cruciale. Une place financière et un centre d'affaires de rangs mondiaux se renforcent mutuellement, les sièges sociaux étant attirés par l'offre de services financiers, et l'attractivité des services financiers étant renforcée par la présence de services aux entreprises et de clients pour la Banque de Financement et d'Investissement. D'ailleurs, Singapour, Hong Kong et Dubaï ont fortement lié le développement de leur centre financier international au développement de leur fonction d'accueil de sièges sociaux. Les services financiers jouent un rôle essentiel dans l'économie francilienne aussi bien en termes de création de richesses que d'emplois. Au cours de la dernière décennie, la place financière parisienne a été déclassée. Elle a pourtant de nombreux atouts et peut s'appuyer sur certains segments où elle est particulièrement compétitive. Représentant 25 % du PIB primaire francilien, les services financiers sont les premiers contributeurs au PIB primaire de Paris Ile-de-France. Le secteur représente ainsi 6% de l'emploi francilien, soit 335 000 employés, et la place financière en tant que telle (Banque de Financement et d'Investissement et Gestion d'Actifs) emploie 85 000 personnes hautement qualifiées et fortement rémunérées. Le développement d'une place financière compétitive permet de bénéficier d'un "effet de place" et d'une "prime au premier" amplifiant la création de richesse. En effet, la concentration des activités financières et des acteurs au sein d'une place financière leader permet de créer un écart significatif avec les places financières suivantes, et par conséquent de cumuler les avantages comparatifs. A titre d'exemple, la place financière londonienne a réussi à concentrer plus de 40% du marché des changes et près de 50 % de l'activité des dérivés taux, ce qui lui garantit la mainmise mondiale sur ces deux segments.