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Les arracheurs de dents - Page 3

  • La montée d'une médecine communautaire

    «Pas de CMU», «Pas d’AME». Sur les sites de prise de rendez vous en ligne Doctolib ou Monrdv, certain médecins ne cachent plus leur refus de soigner les patients les plus précaires. Une quarantaine d’associations de patients ont saisi le défenseur des droits le 10 janvier, dénonçant une pratique massive et de plus en plus décomplexée, alors qu’elle est illégale. Mauvaise pub pour une profession déjà épinglée quelques semaines auparavant pour son racisme et son homophobie. Sur la page Facebook Les médecins ne sont pas des pigeons, un groupe réunissant plus de 30.000 personnes créé au début du quinquennat de Hollande, on pouvait lire fin janvier ce témoignage raciste niveau Michel Leeb écrit par un médecin: «La zolidarité n'a pas de limite! Hier j'ai vu une étudiante chinoise de 28 ans, étudiante en langue française, CMU... Je comprends mieux pourquoi mes cotizations zociales avaient explosé». Une «blague» (depuis supprimée) qui côtoie un autre post, homophobe, dans lequel un confrère décrit un patient comme «un homosexuel, pas le type "fofolle" avec des manières surjouées, plutôt un monsieur tout le monde». Pas besoin de connaître le serment d’Hippocrate sur le bout du stéthoscope pour se rendre compte que ces comportements ne vous rangent pas dans la catégorie gentil docteur Doug Ross. La médecine a-t-elle un problème avec la diversité? Est-on condamné à être soigné à la sauce Trump? Déshabillage intempestif, frottis systématiques et peu délicats, fat shaming, remarques sexistes-paternalistes-graveleuses-moralisatrices, refus de contraception, pression nataliste, viol… Durant les deux dernières années, la parole s’est libérée à propos des violences gynécologiques, via le hashtag #PayeTonUtérus qui a permis à de nombreuses femmes de partager leurs expériences. Puis des articles (là et là ou là) ont suivi, ainsi qu’un excellent documentaire sur France Culture pour exposer la violence de certains praticiens. La suprématie totale du médecin dans le système de santé Français est source d’abus de pouvoir «Il existe en France des médecins maltraitants et pas que des gynécologues», reconnaît Martin Winckler, médecin et auteur de Les Brutes en Blanc, qui explore les dérives d’une médecine parfois trop hierarchisée. «La suprématie totale du médecin dans le système de santé Français est source d’abus de pouvoir». Et comme on peut l’imaginer, ces abus de pouvoir frappent en premier lieu les personnes les plus démunies, ou jugées différentes par le corps médical. «Certains soignants plaquent des préjugés sur des patients en fonction de ce qu’ils imagine être leur origine», explique la chercheuse Dorothée Prud’hommes qui a passé une année à enquêter sur la diversité raciale, ethnique et religieuse à l’hôpital. «Par exemple, il y a cette idée chez certains soignants que les patients roms sont difficiles et qu’ils sont plus durs au mal». Un racisme médical qui a déjà été pointé à de nombreuses reprises aux Etats-Unis où des études ont montré que les médecins blanc avaient tendance a sous estimer la douleur des noirs. En avril, une étude de l’université de Virginie a même dévoilé qu’un paquet d’étudiants en médecine pensaient réellement que les noirs avaient des particularités biologiques, comme des terminaisons nerveuses plus sensibles ou la peau plus épaisse. Et quand ce n’est pas la couleur de peau qui pose problème, c’est la langue. «Face à un patient non francophone, les soignants ont la possibilité de faire appel à un service de traduction par téléphone, explique Dorothée Prud’hommes. Mais avec la course à la rentabilité imposée par les récentes réformes hospitalière, beaucoup de professionnels font le choix de s’en passer pour gagner du temps. Certains m’ont raconté comment ils étaient devenus experts en mime, même si on voit mal comment demander à une femme à quand remontent ses dernières règles juste avec les mains». Et la pratique est devenue si courante qu’elle porte un nom: «entre eux, ils appellent ça la médecine vétérinaire», raconte la chercheuse qui tempère la violence du terme: «Je pense que l’usage de l’expression est bien plus une critique désabusée de leur propre condition d’exercice qu’un mépris pour les patients qu’ils reçoivent».

  • Superbe Tromso

    La nouvelle vient de tomber : ma femme et moi quittons tout doucement le second âge et entrons tout doucement dans le troisième. Il y a quelques temps, nous avons en effet participé à un voyage de groupe à Tromso en Norvège. Oui, vous avez bien lu : un voyage de groupe. Nous qui n'imaginions pas pouvoir voyager autrement que par nous-mêmes, nous voilà bien marris. Dire que pendant toutes ces années, nous avons fermement refusé de comprendre l'intérêt que nos amis pouvaient trouver dans les voyages de groupe. Le seul fait de devoir suivre une feuille de route constituée par un inconnu nous semblait foncièrement impensable. Et voilà que nous avons cédé. Il aura suffi que nous trouvions le programme de ce voyage de groupe pour céder à la tentation. Car voyez-vous, une fois n'est pas coutume, nous avons cessé de voir les inconvénients qu'il pouvait y avoir à voyager en groupe pour ne plus voir que son principal avantage : celui de se libérer de l'organisation des festivités. Ce seul détail nous a convaincus d'opter pour ce voyage. Pour une fois, nous n'avons donc pas eu à organiser notre voyage des mois à l'avance, à chercher les meilleurs prix, les meilleurs plans. Tout ce que nous avons eu à faire a été de payer, de faire nos bagages, puis de profiter. Et quand je parle de profiter, c'est de profiter pleinement. Lorsqu'on part de son côté, on est toujours quelque part dans un état de stress. On reste toujours sur ses gardes, même si on vit de bons moments. C'est le stress qui prévaut, parce qu'on pense toujours à tout ce qu'il y a gérer pour la suite. Bien évidemment, ça permet de grandir. On s'habitue à contrôler sa peur, à se dépasser. Les voyages en solo sont incroyablement formateurs. Mais je dirais que ce type de voyage est fait pour former la jeunesse. Et que les vieux comme nous ont de moins en moins envie de se former à tout ça. Nous nous sommes donc laissés porter d'un endroit à un autre, d'un hôtel à un autre, d'un site de visite à un autre. Et vous savez quoi ? Je peux vous dire que c'est bien jouissif, surtout après toutes ces années de stress et de galère ! Et si cela veut dire que nous entrons dans le troisième âge, alors entrons-y gaiement ! Si les voyages de groupe vous font vous aussi envie, je vous conseille de consulter le site où nous avons trouvé notre voyage de groupe en Norvège.

  • Des mamouths en Sibérie

    Les scientifiques ont découvert une concentration record d'ossements de mammouths dans la région de Novossibirsk. Les restes d'au moins huit mammouths, aussi bien d'adultes que de jeunes spécimens, ont été découverts à Voltchia Griva, dans la région russe de Novossibirsk, déjà connue pour abriter un cimetière de mammouths, ont annoncé les médias. Les restes d’un mammouth expliquent le peuplement de l’Arctique Mis au jour par des chercheurs de Tomsk, les ossements reposent à 2,1 mètres de profondeur sous des couches d'argile et de sable. Ces conditions ont permis aux carcasses de garder un bon état de conservation. Selon les scientifiques, les mammouths retrouvés sont significativement plus grands que leurs confrères « plus jeunes sur le plan géologique ». « Le plus grand fragment est long de 1,15 mètre. Il aurait appartenu à un mâle de 40 ou 50 ans qui pesait entre 5 et 6 tonnes et était haut d'au moins 3 mètres », a annoncé Sergueï Lechtchinski, chef du laboratoire des écosystèmes du cénozoïque et du mésozoïque de l'Université de Tomsk. ?La concentration d'ossements à Voltchia Griva s'élève à 100 trouvailles au mètre carré de sol avec une épaisseur moyenne de sédiments de 1,50 m. C'est la plus forte concentration d'ossements et de dents d'animaux en Russie. Une momie de chiot préhistorique, trésor paléontologique découvert en Iakoutie Le cimetière géant de mammouths de Voltchia Griva est connu depuis 60 ans. Les premières découvertes y ont été faites en 1957. Il abrite les restes d'au moins 55 mammouths. En 2015, plus de 600 fragments d'ossements et des dents ont été découverts à Voltchia Griva. Selon les médias, les chercheurs n'ont étudié que 3% de la superficie du cimetière. Selon l'Université de Tomsk, les restes de centaines voire de milliers de spécimens pourraient se trouver dans le sol. En 2013, des ossements d'une femelle de mammouth sur les îles Liakhov, en Iakoutie. L'animal serait mort à l'âge de 50 ou 60 ans, d'après l'état de ses dents. Le froid a permis à la carcasse de bien se conserver. Les paléontologues ont même constaté la couleur rouge du tissu mou, caractéristique de la "chair fraîche". Les scientifiques estiment que les mammouths dont les restes se trouvent dans les couches les plus profondes du cimetière sont arrivés dans cette région plusieurs milliers d'années avant les animaux dont les ossements ont été découverts depuis les années 1960.